La reprise des activités après la phase de confinement enchante les citadins. Les fêtes, les rues, les salles et les terrains sont de nouveau animés par des gens qui ont tourné la page sur les précautions sanitaires extrêmes. Pourtant, un autre sujet devient de plus en plus préoccupant. On parle soudainement de la pollution, que la France atteindrait même le pic en cette année 2020. De nouveau, un phénomène est en train de vous empêcher à reprendre vos activités physiques. Peut-on encore continuer à faire du sport devant ce voile d’altération de l’air qui plane sur les villes ?

2020 : sous le signe de pollution de l’air en France

La nouvelle est vraiment abasourdissante ! Si l’on avait cru que les deux mois de confinement auraient pu régler nécessairement les effets menaçants de la pollution, cela n’avait même pas permis de les réduire. Le trafic routier avait baissé d’une manière importante et les activités industrielles ont considérablement ralenti, alors qu’on annonçait une forte dégradation de l’air en Europe. Les stations de contrôle ont même avancé que plusieurs départements français sont en train d’atteindre le pic en cette année 2020.

Les spécialistes au sein du réseau des Associations de surveillance de la qualité de l’air avancent qu’il s’agit d’une pollution multifactorielle. Plusieurs facteurs seraient à l’origine de cette dégradation de l’air. Tout d’abord, on assiste à des émissions de particules fines qui sont dues à de nombreuses circonstances. Cela s’explique tout d’abord par une utilisation massive de chauffage pendant le confinement dans le milieu urbain. Les combustions de bois et surtout de fioul produisent des réactions chimiques qui sont à l’origine de la création de ces éléments. D’un côté, les épandages d’engrais agricoles jouent un rôle considérable dans cette viciation de l’atmosphère.

Toutes ces éventualités sont amplifiées par l’instabilité des conditions météorologiques. Des chercheurs ont établi une étude rapportant que cette pollution accélérerait la propagation du coronavirus. Selon ces derniers, la présence des particules fines dans le vent provoquerait une augmentation de la durée de vie du virus.

Le sport dans une ville polluée : évitez les risques !

Pourquoi recommande-t-on de prendre des précautions ? Il est constaté que la pratique du sport rendrait une personne vulnérable face à la pollution. Les efforts physiques affectent directement l’appareil respiratoire, car plus l’exercice est intense, plus la respiration est forte. Par conséquent, on risque d’inhaler une importante quantité d’air viciée. En effet, les particules fines qui sont présentes dans l’atmosphère attaquent directement les poumons pour provoquer une inflammation des bronchites. Cela est à l’origine de plusieurs maladies comme la toux, l’essoufflement, le rhume, les allergies ou même la grippe.

Si les personnes vulnérables sont extrêmement avisées face à cette gêne, les individus en bonne santé ne sont pas écartés face aux précautions. Les enfants et les adultes sont pour autant concernés par ce risque d’inflammation des bronches. En effet, toutes les activités physiques sont déconseillées dans le cadre de la dégradation de l’air, qu’il s’agisse d’un simple jogging ou d’une compétition. Autrement, les exercices en salle ne sont pas exceptés. Une étude avait prouvé qu’une salle de gym peut concentrer une grande masse de polluants en temps normal. Ce qui présente un risque encore plus élevé à cause de la claustration.

Il est à savoir que le froid et l’air sec sont des facteurs favorisant les impacts de la pollution. Ainsi, les fumées des voitures et des productions industrielles sont à l’origine de la dégradation de l’air. Sur ce, il est strictement déconseillé de pratiquer le sport en fin de la journée. Pour éviter les effets de l’air impur, il est recommandé de pratiquer dans les parcs ou les jardins publics.

« Faire ou ne pas faire du sport » : un choix dans l’ambiguïté !

On est donc devant une impasse : la pratique des activités sportives dans le milieu urbain présente un risque d’exposition aux maladies. Serait-il donc mieux de rester chez soi ? La sédentarité serait-elle la bonne disposition face à cette pollution se trouvant à son sommet ?

Les efforts physiques augmentent les risques d’inhalation des particules fines. L’accélération de la respiration pendant sa course expose le jogger à l’aspiration en profondeur des substances cancérigènes qui vont favoriser les maladies chroniques, les allergies, les rhumes de foin et même la grippe. Cela pourrait même déclencher des incidents plus graves comme l’accident cardiovasculaire cérébral ou l’infarctus myocarde.

Ce risque n’est pas à négliger ! L’agence européenne pour l’environnement enregistre un chiffre annuel de 8000 décès prématurés à cause de la pollution. Cela est multiplié par 6 lorsqu’il s’agit d’une exposition aux particules fines. Cela signifie que les activités physiques dans une ville polluée ne valent pas la peine en matière de santé.

La marche, le jogging, le vélo ou les autres activités sportives sont bénéfiques, mais il faut s’en abstenir en période de pic de la pollution. Certaines personnes minimisent le risque, car les effets ne sont pas immédiats. Bien sûr, les personnes affectées ne présenteront pas les symptômes après une journée, une semaine ou même un mois de marche. La dégradation de la santé se fait à long terme.

Prendre des précautions face à la pollution

La France n’est pas un cas singulier dans cette circonstance. Le fléau de la pollution atteint presque tous les pays de l’Europe. Devant cela, il faut adopter des consignes de sécurité. En prenant des précautions, on peut atténuer les impacts de cette altération de l’air et éviter l’apparition des symptômes graves en matière de santé tels que les crises d’asthme, les allergies, les irritations cutanées ou des yeux et surtout la manifestation des maladies chroniques.

Les personnes vulnérables sont spécifiquement appelées à prendre les mesures particulières. Cette population sensible comprend en général les nourrissons, les seniors, les femmes enceintes et les souffrant d’une pathologie chronique. Pour cette entité, il est interdit de faire des activités physiques en espace public ou en salle. Pendant la période du pic, ces gens ne doivent pas fréquenter les grands axes routiers et surtout ne jamais sortir pendant les heures de pointe.

Pour l’ensemble de la population, la réduction des activités sportives est recommandée. Il est conseillé de consulter un médecin à la moindre suspicion de symptôme : le nez qui coule, le nez bouché, la toux, les maux de gorge, les maux de tête, la tachycardie ou l’essoufflement.

 

Pollution : utilisez des gadgets pour faire face à la situation !

Des précautions à prendre devant les impacts de la détérioration de l’air, découvrez les applications mobiles qui vont vous accompagner au quotidien pour faire face à cette situation. À la fois insolites et ludiques, ces gadgets sont des outils mis à votre disposition pour vous aider dans la poursuite des activités physiques.

Téléchargez sur Google Play ou sur les autres plateformes une application pour Smartphone permettant de surveiller en temps réel la qualité de l’air ambiant. Cela vous aidera à prendre les précautions pendant les pics de la pollution.

Vous pouvez également essayer une application qui vous accompagnera dans vos exercices physiques. Ce gadget, disponible sur Play Store Google, déterminera vos trajets pour un jogging — les chemins à prendre et l’espace public à ne pas fréquenter — et contrôlera les efforts nécessaires dans l’exercice à faire. Sachez que l’utilisation de ces programmes est encouragée par le Ministère des Sports.